les violences
Les violences conjugales, exercées dans la sphère privée que représente le foyer conjugal,
sont souvent considérées comme relevant de l’intime.
Elles sont de fait souvent incomprises, rendant difficile la prise de conscience de la part des victimes,
qui font face seules à des violences souvent minimisées et banalisées.
Les différentes formes
de violences conjugales
Les violences conjugales sont un phénomène social, et découlent d’une société inégalitaire, dans laquelle 1 femme sur 10 en France en est victime. Ce constat met en lumière un véritable problème de santé publique grave et d’ampleur, ainsi que notre inévitable proximité avec le sujet, et, de fait, une nécessité de se l’approprier et de le comprendre. Ces violences peuvent prendre différentes formes et s’installer dans la durée, rendant parfois difficile leur identification.
Il est donc important de pouvoir les nommer et les identifier, afin d’être en mesure de dénoncer et d’agir.

Les formes de violences sont multiples et peuvent coexister
Cette liste n’est pas exhaustive, et d’autres formes de violence peuvent également être exercées. Certains conjoints violents utilisent notamment les enfants ou les animaux pour faire pression sur leur compagne, menaçant de torturer/tuer un animal, par exemple. Ils peuvent également utiliser des biens matériels comme objet de chantage.

La violence conjugale tue
Les violences conjugales peuvent aller jusqu’à l’homicide. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 70% des femmes victimes d’homicide ont été tuées par leur compagnon. La dispute et le refus de la séparation demeurent les principaux mobiles de passage à l’acte.
Ces faits représentent 20% de l’ensemble des homicides et violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner enregistrés en France en 2019.
41% des femmes victimes d’homicide avaient déjà subi des violences antérieures et 43% d’entre elles avaient déposé une plainte antérieure.
Cette violence et mortalité est en hausse : en 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint, un chiffre en hausse de 25% par rapport à 2018.
Suis-je victime de violence ?
Le violentomètre est un outil simple et utile pour « mesurer » si sa relation amoureuse est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences.
Au cours des 12 derniers mois, est-ce que votre conjoint.e ou ami.e :
> Vous a empêché de rencontrer ou de parler avec des ami.e.s ou des membres de votre famille ?
> Vous a empêché de parler à d’autres hommes ?
> A critiqué, dévalorisé ce que vous faisiez ?
> Vous a imposé des façons de vous habiller, de vous coiffer ou de vous comporter en public ?
> N’a pas tenu compte ou a méprisé vos opinions, a prétendu vous expliquer ce que vous deviez penser dans l’intimité ? Devant d’autres personnes ?
> A exigé de savoir avec qui et où vous étiez ?
> A cessé de vous parler, refusé totalement de discuter ?
> Vous a empêché d’avoir accès à l’argent du ménage ?
Si avez répondu « oui » à 3 questions ou plus, ou si ces évènements se sont produits plusieurs fois, alors vous êtes peut-être victime d’une ou de plusieurs formes de violences conjugales : physiques, morales, psychologiques et / ou économiques.

